TOGO – Tirs à balles réelles sur les paisibles populations du septentrion

CODITOGO accuse Faure GNASSINGBE et ses miliciens de torture, de traitements inhumains voire d’assassinats.

Dans la nuit du 28 au 29 octobre 2018, l’armée a ouvert le feu à bout portant dans les faubourgs de Sokodé sur  les paisibles populations  aux mains nues.

La Coalition de la Diaspora Togolaise pour l’Alternance et la Démocratie (CODITOGO) dénonce avec véhémence ce terrorisme d’État fondé sur des violations systématiques des droits de l’Homme dans le nord du Togo assiégé. CODITOGO s’élève vivement contre  la torture à ciel ouvert  des populations, les bastonnades en cascades des femmes, des jeunes et  des enfants, les traitements inhumains et dégradants  auxquels les paisibles populations de Sokodé, Kparatao, Bafilo, Mango, Tchamba, …, sont quotidiennement soumises.

Le cas de Mr Passou ESOOWE, Président fédéral de l’ANC et Coordinateur de la C14 Kozah, passé à tabac, sauvagement  torturé et gravement blessé à son domicile à Kara le lundi 15 octobre 2018 par des miliciens armés, est particulièrement révoltant.

CODITOGO rappelle que  l’article 2 de la Déclaration sur la protection de toutes les personnes contre la torture et autres peines ou traitements inhumains ou dégradants de l’Organisation des Nations-Unies stipule :

«Tout acte de torture ou tout autre peine ou traitement cruel, inhumain ou dégradant est un outrage à la dignité humaine et doit être condamné comme un reniement des buts de la Charte des Nations Unies et comme une violation des droits de l’homme et des libertés fondamentales proclamés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme. »

Aussi la Déclaration universelle des droits de l’homme  proclame en son article 5 :

«Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines  ou traitements cruels, inhumains ou dégradants  »

CODITOGO met sérieusement en garde les auteurs des crimes odieux de tortures  et traitements inhumains et dégradants contre le Peuple Togolais que ces crimes ne seront jamais prescrits et que les auteurs s’exposent à des poursuites judiciaires devant les juridictions compétentes partout dans le monde.

A ceux qui exécutent froidement les basses besognes de torture et d’assassinat sur ordre de leurs supérieurs, CODITOGO rappelle à toutes fins utiles,  l’article 21 de   la Constitution togolaise qui est très claire et sans équivoque:

 « La personne humaine est sacrée et inviolable.

Nul ne peut être soumis à la torture ou à d’autres formes de traitements cruels, inhumains ou dégradants.

Nul ne peut se soustraire à la peine encourue du fait de ces violations en invoquant l’ordre d’un supérieur ou d’une autorité publique.

Tout individu, tout agent de l’État coupable de tels actes, soit de sa propre initiative, soit sur instruction, sera puni conformément à la loi.

Tout individu, tout agent de l’État est délié du devoir d’obéissance lorsque l’ordre reçu constitue une atteinte grave et manifeste au respect des droits de l’homme et des libertés publiques. »

CODITOGO présente ses condoléances les plus attristées aux familles endeuillées.

Aux blessés, CODITOGO formule des vœux de prompt rétablissement et aux meurtris, elle souhaite  beaucoup de courage et d’abnégation car  la nuit est longue mais le jour vient.

CODITOGO invite sérieusement la CEDEAO, garante de la feuille de route du 31juillet 2018 à prendre la mesure des menaces graves de chaos voire de génocide que le régime  cinquantenaire de Faure Gnassingbé fait peser sur le peuple togolais et sur toute la sous-région, afin d’agir vite pour parer à l’irréparable et protéger les populations contre les dérives violentes de Faure Gnassingbé dont le seul but est de s’éterniser ad vitam au pouvoir. La lutte des peuples est invincible et la victoire est au Peuple togolais

Ensemble, unis et déterminés pour, l’alternance, la démocratie et l’Etat de droit que rien ne peut nous empêcher d’arracher. Vaincrons ou mourrons mais dans la dignité !

Pour CODITOGO,

Le Coordinateur  général

Pierre Ekue Gamessou Kpodar

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