La Coalition 14 à Conakry ? Pour quoi faire ?

Au Togo, ça bouge dans tous les sens notamment en matière de diplomatie. Avant-hier, c’était quelque part au Nigéria, hier c’était Accra, demain, ce sera Conakry. Le peuple togolais regarde tout cela avec circonspection et demande des explications. Une seule chose l’intéresse : à quand lui rendra-t-on son pouvoir confisqué ? Confisqué par une minorité pilleuse et sangsue. Une seule certitude tout de même pour ce peuple : il vaincra. Car la longue crise politique togolaise ne peut devenir évanescente sans une vraie solution pérenne. Depuis février dernier, on parlait du 27ème dialogue ; aujourd’hui, beaucoup de personnes s’accordent qu’il a vécu.

Si la C14 est invitée ce jour à Conakry pour une concertation, semble-t-il, pourquoi subitement le dialogue se mue en monologue, une partie prenante manquant à l’appel ?
Le président Condé, l’un des facilitateurs de la CEDEAO, convie-t-il la C14 pour tenter de lui faire avaler une nième couleuvre ?
Est-ce pour débloquer la composition paritaire de la CENI avec l’embrouillamini de l’UFC qui se définit comme une obédience politique charnière assise le cul entre deux chaises ?
Ou bien cajoler la C14 pour qu’elle avalise cette parodie d’élection en préparation pire que celle de 2005?

En tout état de cause, pour réussir les bons offices de la mission de facilitateur, il faut avoir l’alpha et l’oméga des tenants et des aboutissants de la crise togolaise; le président Condé a peut être l’alpha mais il lui manque certainement l’oméga.
Un coup d’œil rapide sur l’état de la Nation guinéenne nous enseigne que le modèle n’est pas vraiment à envier : du déploiement des chars dans la rue cette semaine à l’attentat manqué du chef de file de l’opposition, l’actualité est bien prolixe au pays de Sékou Touré.

Alfred KONA (Libre opinion).

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