Appel pour une concertation générale et une cohésion ferme des forces de l’alternance

LILY GNININVI (Commissaire à la Mobilisation,Organisation et de la Condition Féminine)LANCE L’APPEL POUR UNE CONCERTATION GÉNÉRALE ET UNE COHÉSION FERME DES FORCES D’ALTERNANCE EN PRÉVISION DE LA FEUILLE DE ROUTE DE LA CEDEAO

Mes chers compatriotes, recevez mes aimables salutations.

Nous vivons une situation qui peut se confondre à une latence, s’il faut s’en tenir à l’appréciation des ennemis du peuple. Cette situation résulte de l’attente, la longue attente dois-je dire, de la proposition qui sera faite par la CEDEAO pour sortir notre pays de l’ornière.

En effet, notre comportement ressemble à celui d’un animal longtemps attaché, pieds et mains liés. Vous conviendrez avec moi que cet animal ne pourra se rendre compte toute suite de sa libération. Il se comportera toujours comme s’il était toujours lié. C’est normale. Seulement, nous ne devrons en faire un moment de silence absolue. S’il faut considérer cette période comme étant un temps de pause, nous devons savoir qu’il ne saura être transformé en un profond sommeil. Nous devons être prêt à nous lever à tout moment, avec détermination et engagement pour conclure cette lutte et nous donner cette liberté, cette souveraineté, cette alternance tant souhaitée, cette alternance pour laquelle nous nous battons inlassablement.
Il s’agit pour moi de nous encourager à rester mobiliser et déterminer.
J’aurai souhaité passer ce message dans toutes les langues ethniques afin qu’il puisse atteinte tous mes frères et toutes mes soeurs Togolaises et Togolais. Mais, comme on le dit souvent dans nos dialectes, les choses importantes qui tiennent à coeur se disent dans la langue de chez soi.
Je m’exprime donc en Ewé pour reprendre notre habituel refrain. Nous devons conclure cette lutte pour sortir notre peuple de cette souffrance et pauvreté qui a atteint son paroxysme.
Comment allons-nous procéder ?
Nous sommes dans l’attente de ce qui sera décidé par la CEDEAO donc la communauté internationale. C’est normale. Pour amener la CEDEAO à prendre résolutions idoines, la coalition des 14, la société civile et la diaspora ont proposé chacun, un mémorandum qui s’intègre quand aux solutions envisageables et profitables au peuple. Nous sommes donc en attente et croisons les doigts pour que la recommandation à formuler par la CEDEAO soit de nature à rétablir la souveraineté du peuple, à poser les bases d’un pays démocratique et d’un État de droit où tous les fils et toutes les filles jouissent en toute égalité, des ressources du pays.
Ce qui est important à souligner dans mon message, c’est ce souhait ardent de voire tous les acteurs, de la C14 à la diaspora passant par l société civile au pays, répondre d’une même voix à ce qui sera proposé par la CEDEAO.
Nous devons parler d’une même voix, tenir le même language. Si c’est OUI, ça doit l’être à tous les niveaux; si c’est NON, ça doit être un NON unanime.
Il faut donc pour y parvenir, mettre ce temps d’attente à profit pour s’accorder sur les réponses aux différentes situations qui pourront advenir. Ça se fait mais je pense qu’il faut l’intensifier.
Nous peuple devons savoir, qu’avant d’être des différents partis politiques, nous appartenons à une seule formation politique appelée TOGO. Nous devons donc mettre notre énergie au service de cette formation politique qui a besoin d’être sauvée à tout prix.
Il peut arriver et c’est naturel que ce qui arrive divise. Nous devons dans ce cas, nous retrouver pour harmoniser notre point de vue afin de préparer une réponse unique à donner. Nous devons faire de sorte à éviter la division, les invectives, la confusion…
Les activistes et les hommes de médias qui accompagnent cette lutte, doivent aussi adopter le même comportement pour que le même language soit parlé.
C’est à cela que je nous convie à travers ce message.
Merci à tous pour l’attention. Le changement est inéluctable.
AVULETE
Lily Massan GNININVI

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