CODITOGO, vous avez dit CODITOGO?

Des Togolais vivant à l’extérieur de leur pays, ayant l’amour de la terre de leurs aïeux chevillé au corps, ont à un moment de cette profonde crise réveillée le 19 aout 2017 par un certain Tipi ATCHADAM, fait l’amer et navrant constat que la diaspora Togolaise était exactement à l’image des Togolais de l’intérieur. Incapables de s’unir autour de l’essentiel pour avancer, se sabotant entre eux pour réduire à néant les efforts des autres dès l’instant qu’ils ne sont pas les vedettes de ces démarches. Les uns et les autres cherchant à tout prix à attirer la lumière vers et sur leurs personnes, ils se sont constitués en petites chapelles devenues des têtes de pont de certains partis politiques du pays. Ils ont ainsi transporté à l’étranger les querelles stériles de leurs « champions » qui toujours ont empêché le peuple Togolais de s’affranchir du joug des rapaces qui ont mis leur patrie en coupe réglée depuis plus de cinquante années. Bref, se trompant de combat, ils se trompaient également d’adversaire.

C’est dans ce contexte qu’un petit nombre de Togolais gonflés de patriotisme, réunis autour du Dr AMOUZOU de Lille en France, s’est résolument décidés à briser « les chaines de la traitrise » et à mettre fin à cette descente aux enfers librement consentie qui faisait le jeu du pouvoir politique établi à Lomé depuis si longtemps.

Les desseins de ce petit nombre de patriotes Togolais était tout simplement de fédérer sinon toutes les associations existantes de la diaspora Togolaise, du moins la grande majorité d’entre elles dans un seul et même creuset en vue d’une plus grande visibilité et une plus grande efficience de leurs actions.

Certains, quoique trouvant l’idée merveilleuse l’ont quand même boudée car ne venant pas d’eux.  D’autres l’ont carrément jugé inopportune sans expliquer pourquoi, mais là aussi, chacun peut aisément deviner les raisons : Ils n’en seraient pas les vedettes.

Cependant, un certain nombre d’associations et non des moindres répondirent présent à cet appel du cœur et se retrouvèrent à Paris ce 09 décembre 2017.

Les délégations, à la surprise des initiateurs étaient venues de partout : De Paris et des provinces Françaises, de Bruxelles, d’Allemagne, des Etats Unis d’Amérique, du Canada et j’en passe et des meilleurs. Le constat ce jour était que les Togolais sincères et honnêtes étaient en attente de quelque chose pour booster le combat qu’ils menaient chacun de son côté.

C’est ainsi qu’au terme d’une journée harassante de débats enrichissants et de confrontations d’idées et d’expériences, naquit la bienheureuse Coalition des Associations de la Diaspora Togolaise pour l’alternance et la Démocratie, en abrégé : CODITOGO.

L’encre de la signature de l’acte de naissance de cette association était à peine sèche que sur les réseaux sociaux, de virulentes agressions où haine, mauvaise foi, et incivisme se disputant la vedette, s’abattaient sur les « vendus, les taupes, les saboteurs » qu’étaient ceux qui pour cette fois avaient osé tourner le dos à leurs égos personnels pour n’écouter que les cris stridents de nos compatriotes en souffrance et en perdition.

CODITOGO se veut un creuset où viendraient se fondre mais sans se confondre toutes les associations œuvrant pour la recherche de la dignité perdue du Togo et des Togolais. Dans ce sens, chacune des associations membre peut garder son particularisme si tel est son souhait. La coalition est même ouverte à des personnalités qui pourraient en être membres à titre personnel et individuel. Qui dit mieux sur le respect de la démocratie et des libertés individuelles ?

Et pourtant, que d’énergies négatives dépensées pour abattre ce pauvre mais méritant CODITOGO.

Le bureau mis en place à Paris, dirigé par le Dr AMOUZOU était un bureau provisoire. Il était dit que son existence ne devrait pas dépasser trois mois.

Comme les initiateurs de CODITOGO étaient des hommes hautement responsables, ils ont mis à profit ces trois mois pour approcher toutes les associations connues qui n’étaient pas présentes à la constituante.

Aussi, pour ne pas donner l’impression que la diaspora Togolaise se limite uniquement aux Togolais vivant en Europe et en Amérique, il a été décidé que la première Assemblée qui devait élire le bureau définitif se tiendrait en terre Africaine.  Une date et une capitale furent choisies : ce sera Dakar du 03 au 05 mars 2018.

La veille de ce 03 mars 2018, les délégués étaient venus de plusieurs villes d’Europe et d’Amérique mais aussi et surtout d’Accra, de Cotonou, de Bamako, de Kinshasa et de Niamey, etc… C’était beau à voir et à vivre.

Au terme des travaux, un bureau fut élu avec à sa tête un coordonnateur général du nom de Ekué P. KPODAR unanimement désigné par tous les conférenciers.

Mr. Kpodar qui n’est pas connu du grand public Togolais est un compatriote méritant et de haute facture. Economiste de renom et Banquier international, il a fait toute sa carrière d’abord à la BCEAO à Dakar, puis au Fonds Monétaire International (FMI) à Washington. Il a été Représentant résident du Fonds auprès de plusieurs pays dans le monde. Son expérience professionnelle, ses nombreuses relations personnelles et son entregent sont d’un secours hautement appréciable pour les entrées et les sollicitudes de CODITOGO auprès de hautes personnalités diplomatiques et de nombreuses institutions internationales.

Dès sa naissance au mois de décembre 2017, CODITOGO n’a eu d’autre ambition que de se ranger résolument derrière la C14 pour constituer une caisse de résonnance encore plus forte pour ses actions et revendications en explorant des voies non suffisamment empruntées par la C14.

S’il est vrai que « Il vaut mieux faire et laisser dire », il est tout aussi vrai que la fausse modestie n’est pas de nature à donner du courage aux combattants.

C’est pourquoi il ne serait pas inutile de remettre en mémoire à certaines personnes un certain nombre d’actions à l’actif de CODITOGO

En si peu de temps, malgré les critiques ou peut-être même à cause d’elles, elle a posé certains actes dont la percussion interdit à tout Togolais de bonne foi la médisance et la fourberie.

  • L’envoi de millions de francs cfa aux responsables de la C14 pour l’organisation des nombreuses marches pacifiques à travers le pays, c’est CODITOGO.
  • Un lobbying bien ciblé dans les milieux diplomatiques distingués à travers le monde, notamment en France, en Europe et aux USA, c’est CODITOGO
  • L’organisation de la visite de la coordonnatrice générale de la C14 à Lyon en France, ses interventions sur certains médias Français ainsi que ses entretiens avec certains milieux dirigeants Français, c’est encore CODITOGO.
  • La ronde des chancelleries Américaines, Européennes et Africaines pour convaincre de la justesse du combat de la C14, c’est toujours CODITOGO.
  • La visite auprès du Président Nana Akufo ADO, l’un des facilitateurs officiels pour appuyer les positions de la C14, démontrer que tous les Togolais parlent d’une seule voix et s’enquérir de l’orientation donnée à la médiation, c’est encore et toujours CODITOGO. Etc……

Pas mal pour une organisation si jeune que certains s’évertuent encore à présenter tantôt comme concurrente des politiciens et des autres sociétés civiles de Lomé, tantôt comme un « sous-marin » du parti au pouvoir.

Toujours le « si ce n’est moi, ça ne doit pas être toi» si profondément ancré dans l’ADN des Togolais malfaisants.

Aujourd’hui, pour CODITOGO, le combat est loin d’être terminé. A ceux qui l’accusent d’être une organisation dont les membres ne chercheraient qu’à se positionner pour des postes, leurs postes, je demande un peu de patience, de sérénité, d’humilité et surtout de patriotisme. Il sera toujours temps pour brandir des candidatures : nous en sommes encore bien loin.

Le travail à faire pour réintroduire notre cher pays dans le concert des nations civilisées aura besoin de tous les talents et de toutes les compétences.

Pour l’heure, la mobilisation autour de nos idéaux et l’unicité d’action doivent rester les seuls mots d’ordre jusqu’au dénouement total qui n’est peut-être pas aussi proche que l’agitation fébrile de certains semble le faire penser.

Vincent AMEGNINOU – France

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