Le Togo sollicite “encore” un emprunt obligataire de 60 milliards

LIBRE OPINION

La communauté internationale et les économistes sont assez étonnés de la gestion des finances publiques du Togo. Malgré les lourdes dettes contractées pour des projets présentés comme rentables (routes avec péages, aéroport, port…), le Togo peine à assurer les remboursements. L’année 2017 a révélé un certain nombre de transactions douteuses qui dévoilent en effet au grand jour la gestion très personnalisée  et calamiteuse des recettes publiques par le régime de Faure Gnassingbé.

Le Togo est pourtant en train de solliciter le marché financier de l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) à travers un emprunt obligataire par appel public à l’épargne de 60 milliards FCFA (environ 96 millions de dollars), a appris mardi APA auprès de la société de gestion et d’intermédiation (SGI) CGF Bourse basée à Dakar.« Cette levée de fonds est destinée au paiement des arriérés de la dette publique intérieure et à la mobilisation de ressources nécessaires au financement des projets porteurs de croissance au Togo », précise CGF Bourse.

Par “dette publique intérieure”, entend-on une dette de l’Etat envers Faure ou Bolloré?

La période de souscription qui a débuté le 29 décembre prendra fin le 20 janvier 2018. L’emprunt est assorti d’un intéressant taux d’intérêt de 6,90% couvrant la période 2018-2023. Quant à la valeur nominale des titres, elle est fixée à 10.000 FCFA (1 FCFA équivaut à 0,0016 dollar).

L’émetteur s’engage à payer les intérêts semestriellement. Concernant le remboursement du capital, il se fera par amortissement constant semestriel sans différé.

L’emprunt est assorti d’une garantie souveraine de l’Etat du Togo avec un mécanisme de sûreté sur la base d’un compte séquestre ouvert dans les livres de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO).

Les investisseurs auront la possibilité de faire refinancer leurs titres au niveau du guichet de refinancement de la BCEAO. L’émetteur s’engage à demander une cotation des titres émis à la Bourse régionale des valeurs mobilières (BRVM), trois mois après la date de jouissance fixée au 26 janvier 2018.

Quelques questions restent posées: Comment des professionnels des finances arrivent-ils encore à faire confiance à un régime dénoncé pour ses crimes économiques depuis de nombreuses années? On croirait presque à une complicité des vautours qui participent à ce marché de dupes. Dans les années 1970, le directeur expatrié d’une société d’état alimentait une banque en Côte d’Ivoire à partir de laquelle il refinançait à crédit la société Togolaise qu’il était censé diriger…

Que vaut la garantie souveraine de Faure Gnassingbé? Le régime est-il encore légitime pour engager la nation pour les années futures? Dans ces périodes de crise sociale exacerbée, il serait important de demander à la population togolaise de former une chaîne d’union pour se désolidariser de ces actes qui compromettent l’avenir de la nation toute entière. Les institutions internationales et les banques devraient exiger la caution solidaire de Faure Gnassingbé avant de valider des décaissements pour financer les armes pour ce pays.

Tous les crimes économiques commis par ces structures devraient être dénoncés… Faure Essozimna Gnassingbé est ILLEGITIME et ne doit plus prendre d’actions au nom d’une population qui le récuse. L’UEMOA se rend coupable de crimes contre la population en cautionnant ses actes. M. Abdallah Boureima aura certainement des comptes à rendre…

Paris, le 2 janvier 2018

Daniel Ehuzu
avec APA News

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *